Le puzzle comme thérapie, sérieusement ?

La scène s’est déroulée vers 12h30 au restaurant de l’entreprise où je travaille. Je prenais mon déjeuner avec mes collègues…

Petite digression linguistique : figurez-vous qu’il existe un terme, peu utilisé j’en conviens, pour décrire « une personne qui mange habituellement à la même table qu’une ou plusieurs autres », il s’agit du mot « commensal » (pluriel commensaux). Merci le Petit Robert.

Mais revenons à notre histoire : au détour d’une conversation, un collègue nous a confié qu’il avait récemment consulté un psychologue pour lui faire part de son problème de « stress excessif ». Rien de surprenant en soi, car de nombreuses personnes sont confrontée à un moment de leur vie à des difficultés qui nécessitent une aide « extérieure ».

Le plus étonnant a été la solution préconisée par le thérapeute : il a suggéré à son patient de… jouer à un puzzle !

J’avoue avoir été sceptique (comme une fosse) quant à l’efficacité d’une telle méthode. Et puis je me suis dit : pourquoi ne pas essayer ? Non pas que je souffre de problèmes de stress, mais je voulais, par curiosité, voir les effets d’une telle « thérapie ». Le côté ludique de la chose, je l’avoue, m’a aussi convaincu.

Le soir même, j’ai fait un tour sur Amazon : des puzzles, il en existe des centaines avec un vaste choix d’images & de tailles. Le marché (j’imagine lucratif) est partagé entre plusieurs fabricants, les plus célèbres étant Ravensburger & Clementoni. Des articles dont on ne soupçonne même pas l’existence sont aussi proposés : colle & tapis pour puzzle, trieur de pièces, etc.

Mon choix s’est porté sur un modèle Clementoni de 1000 pièces représentant une rue de Venise. Pour être précis, ce puzzle comporte 28 rangées par 36 colonnes, soit un total de 1008 pièces. Une fois assemblé, il a une taille de 69 x 50 cm.

Après deux jours d’attente, j’ai reçu ma commande & j’ai commencé l’assemblage : d’abord le contour, puis les zones facilement identifiables & enfin les zones unies qui nécessitent « l’attaque par force brute ». Cette méthode consiste à tester une à une les pièces de couleur similaire jusqu’à trouver la bonne. Le tri par formes (pièces à 0, 1, 2, 3 ou 4 « têtes ») optimise cette stratégie en réduisant le nombre de combinaisons.

Une semaine plus tard (à raison d’une heure par jour & un peu plus le week-end), l’assemblage a été terminé. Alors, s’est posée cette question : que faire du puzzle achevé ?

Comme je répugnais à l’idée de le défaire après tant d’efforts, j’ai décidé de l’encadrer & d’en faire un tableau (les couleurs réelles sont plus vives que sur l’image) :

Puzzle 1 : une rue de Venise

Bilan de l’expérience

Un être humain ne peut – heureusement ou malheureusement – focaliser son attention simultanément sur plusieurs choses . Essayer de résoudre un casse-tête comme un puzzle requiert beaucoup de concentration : absorbé par le jeu, on est comme dans une bulle. Une déconnexion salutaire qui fait oublier, certes momentanément, les tracas de la vie.

Par ailleurs, c’est un passe-temps apaisant & sans danger pour la santé. Il permet aussi de développer plusieurs qualités notamment la patience & la persévérance. De plus, l’avancement du jeu est très gratifiant & par moments, on se prend même pour un peintre composant, par petite touches, une œuvre d’art !

Au vu de ces résultats, je me suis procuré deux autres puzzles !

Puzzle 2 : un navire au milieu d’une tempête

Le troisième puzzle est un tableau d’un peintre flamand (Jan van Dael) représentant une nature morte de fleurs. Je ne peux malheureusement pas vous le montrer car certaines pièces sont manquantes. J’avais beau vérifier minutieusement et compter patiemment toutes les pièces, j’arrivais toujours à la même conclusion : certaines faisaient défaut !

Par chance, j’ai découvert cette anomalie dès le départ (en fait, il s’agissait des pièces formant le contour). Cela m’a évité de perdre beaucoup de temps et épargné une certaine frustration.

J’ai contacté le service après-vente du fabricant, en l’occurrence Clementoni via un formulaire papier inclus dans la boîte du produit. J’attends sa réponse 🙂

Petite remarque scientifique : en thermodynamique, il y a une grandeur physique qu’on nomme l’entropie. Elle caractérise le désordre d’un système. Si on considère le puzzle comme un système, son entropie est maximale au début (toute les pièces sont en désordre) et nulle à la fin (une fois toutes les pièces correctement placées).

Pour terminer, je voudrais savoir ce que vous pensez de tout cela. N’hésitez pas à donner votre avis dans la partie commentaire.

Une pensée sur “Le puzzle comme thérapie, sérieusement ?”

  1. Bonjour , je suis totalement d’accord avec les bienfaits de cette pratique , j’en ai fait avec ma conjointe depuis plusieurs années , j’ai conservés plusieurs de ces beaux casses-tête , faits et remis en boite pour les refaire plus tard ….mais l’idée d’encadrement est intéressante …mais pas pour la totalité de ce que nous montons ! Les Ravensburger ont toujours été un bon choix pour moi
    merci d’avoir partagé votre expérience

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